es cinq plus belles émeraudes que l’on eût jamais vues. De la taille d’un abricot et d’une eau verte sans défaut, elles étaient ciselées avec un art admirable. L’une en forme de rose, une autre en forme de cloche avec une grosse perle en guise de battant, une troisième en forme de poisson, la quatrième en forme d’étoile et la dernière représentant une coupe, avec un rebord en or. Entre chacune d’elles alternaient des feuillages d’or où de minuscules perles figuraient la rosée. La beauté du joyau coupa le souffle aux Espagnols quand, avec un respect infini, Doña Marina le prit entre ses mains et l’éleva tandis qu’elle s’agenouillait comme si elle en faisait hommage à la nuit.
— C’est une merveille ! murmura Cortés en l’enlevant à la jeune femme tandis que son œil sombre s’illuminait. Il ne ressemble à aucun des bijoux que nous ayons trouvés ici…
Le trésorier royal se précipitait déjà pour s’en emparer, en disant qu’il le réclamait au nom de l’empereur Charles, seul digne de posséder un objet aussi rare, mais Doña Marina l’escamota sous son nez pour le remettre dans sa cassette.
— C’est surtout un objet sacré que seules des mains pures peuvent toucher. Ce sont les émeraudes de Quetzalcóatl. Nul ne sait si elles sont son œuvre ou si le dieu les avait apportées avec lui. Dans notre langue, d’ailleurs, émeraude se dit
quetzalitzli.
Les yeux allumés, Alderte voulut passer outre mais, brutalement, Cortés lui ordonna de se tenir tranquille :
— Si elles doivent aller à notre empereur, c’est à moi qu’appartient l’honneur de les lui remettre !
— De toute façon, grogna Alderte, cela ne saurait constituer la totalité du trésor de Montezuma ! Active ton feu, bourreau ! Nous allons reprendre…
— C’est une merveille ! murmura Cortés en l’enlevant à la jeune femme tandis que son œil sombre s’illuminait. Il ne ressemble à aucun des bijoux que nous ayons trouvés ici…
Le trésorier royal se précipitait déjà pour s’en emparer, en disant qu’il le réclamait au nom de l’empereur Charles, seul digne de posséder un objet aussi rare, mais Doña Marina l’escamota sous son nez pour le remettre dans sa cassette.
— C’est surtout un objet sacré que seules des mains pures peuvent toucher. Ce sont les émeraudes de Quetzalcóatl. Nul ne sait si elles sont son œuvre ou si le dieu les avait apportées avec lui. Dans notre langue, d’ailleurs, émeraude se dit
quetzalitzli.
Les yeux allumés, Alderte voulut passer outre mais, brutalement, Cortés lui ordonna de se tenir tranquille :
— Si elles doivent aller à notre empereur, c’est à moi qu’appartient l’honneur de les lui remettre !
— De toute façon, grogna Alderte, cela ne saurait constituer la totalité du trésor de Montezuma ! Active ton feu, bourreau ! Nous allons reprendre…
Навигация с клавиатуры: следующая страница -
или ,
предыдущая -